Hacker la géolocalisation : les brouilleurs de GPS se démocratisent

Dans Le Monde du 24 mars 2012, un article « Sur la trace des brouilleurs GPS » de Yves Eudes, retrace la montée de ces petits gadgets. Imaginez que vous teniez en main votre smartphone équipé d’un GPS, « “L’appareil se localise avec sa puce GPS et indique sa position grâce à un petit point bleu sur la carte.” Soudain, le petit point bleu se met à bouger, comme si le smartphone venait d’être embarqué dans une voiture alors qu’il est toujours au même endroit. » C’est l’œuvre d’un « spoofer », un simulateur GPS…

Le spoofer est tellement efficace qu’il va surpasser le signal émis par les satellites, beaucoup plus lointain, et donner de fausses informations à tout une localité.

Les brouilleurs étaient déjà utilisés par des camionneurs voulant échapper à la surveillance de leur entreprise. Dans de nombreux pays, il est interdit de les utiliser mais avec des prix de 30 euros pour un brouilleur de poche, c’est assez facile de se les procurer ; et ils sont librement accessibles par Internet.

Pour 199 euros, vous pouvez disposer d’une balise miniature qui peut facilement être caché dans la doublure d’un sac, ou ailleurs, pour suivre à la trace votre conjoint, votre employé, ou pour d’autres activités… les brouilleurs ont alors des raisons de se généraliser pour y échapper, avec des conséquences graves pour de nombreux services critiques qui s’appuient sur cette technologie.

Des hackers militants pour le droit à la protection de la vie privée mettent même à disposition tous les schémas et mode d’emplois afin de le fabriquer par soi-même.